Affichage des articles dont le libellé est États d'âme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est États d'âme. Afficher tous les articles

Petite histoire d'une rupture (ou comment j'ai laissé tomber les livres numériques)

Il y a tout juste un an, je recevais une magnifique liseuse kobo pour mon anniversaire. Ce cadeau n'avait rien d'un hasard, je la voulais cette liseuse. Je me disais qu'en tant que parisienne passant bien une heure dans les transports par jour, une liseuse de seulement quelques centaines de grammes, qui me permettrait de transporter des milliers de bouquins dans mes trajets sous-terrains, serait le compagnon idéal.

C'est donc pleine d'amour et d'entrain qu'a commencé mon histoire avec les livres numériques. Pendant plusieurs mois, amourette naissante oblige, j'ai été très fidèle à ma liseuse, même si j'avais toujours la gorge serrée à chaque fois que je cliquais sur "acheter". Car oui, en bonne fille matérialiste que je suis, dépenser quasiment le même prix pour un bien virtuel que pour un bien matériel (et un livre surtout), ça me faisait un peu mal... Mais tant pis, j'étais décidée à laisser toute sa chance à ce que je croyais être une des méthodes de lecture du futur.

Puis les mois passèrent, et la monotonie s'installa. Petit à petit, mes visites chez le libraire, qui s'étaient dramatiquement espacées, se faisaient de plus en plus fréquentes. Pendant quelques temps j'ai alterné lecture numérique et lecture papier. Et au fur et à mesure, je suis revenue à mes anciennes amours, le livre de poche a repris fièrement sa place dans mon sac à main. Qu'importe le poids, qu'importe la place qu'il prenait dans mon sac, il est revenu.

Et finalement, mon kobo m'a lâchement quitté. Du jour au lendemain, il a refusé de se rallumer. On m'avait bien dis que les kobo n'était pas fiables, qu'il ne fallait pas leur faire confiance, mais je n'avais pas écouté. Est-ce que j'ai fais jouer la garantie ? Est-ce que j'ai essayé de le ramener à la vie, de lui laisser une nouvelle chance ? Non. Le constat était sans appel : il ne me manquait pas.

Et oui, malgré toute ma bonne volonté, j'ai piteusement échoué. Je crois que pour moi, une expérience littéraire ne peut se faire qu'à travers du papier, une couverture, une odeur, un geste. Je n'ai jamais réussi à retrouver la même sensation avec ma liseuse, si froide, si impersonnelle. J'aime les livres, je les trouve beaux, ils me rassurent. Bref, j'ai besoin d'eux.

Et comme en amour je suis exclusive, les livres numériques et moi, c'est fini.